Affichage des articles dont le libellé est Stephen King. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Stephen King. Afficher tous les articles

jeudi 7 janvier 2016

La Tour Sombre - T02 : Les Trois Cartes (Stephen King)


Titre : Les Trois Cartes (La Tour Sombre - T02)
Titre VO : The Drawing of the Three
Auteur : Stephen King
Traducteur 1991 : Gerard Lebec
Éditeur : J'ai Lu
Date de Parution : 1987 (US) - 1991 (FR)
Nombre de Pages : 396
Prix : 9€

À lire si
    - Si vous aimez les westerns
    - Si vous aimez les mondes parallèles
    - Si vous aimez Stephen King
Quatrième de Couverture
Échoué sur une plage peuplée de monstres, gravement blessé, Roland de Gilead se retrouve face aux trois portes qui jalonnent sa route vers la Tour Sombre, son but ultime. Par elles, il parcourra l'espace-temps, rencontrera trois compagnons insolites et reverra Jake, cet enfant dont le souvenir le hante et qui semble nécessaire à sa quête. Alors que le temps devenu fou joue contre lui et les siens, le Pistolero saura-t-il démasquer ses noirs ennemis, magiciens et démons ligués pour s'emparer de la Tour ? Est-il prêt pour cela à partager son idéal, en s'en remettant au ka - le destin ? C'est pour lui l'heure de vérité...

Avis
Roland, le dernier pistolero de l’Ancien Monde, a rattrapé l’homme en noir, mais celui-ci n’a apporté que peu de réponses à ses questions. 
Au commencement de ce deuxième volume, Roland se réveille sur une plage après un sommeil dont on ignore la durée, peut-être plusieurs années. Il est attaqué par des homarstruosités qui sortent toutes les nuit de l’océan. Ces homards géants l’amputent de plusieurs doigts. Blessé et empoisonné, Roland poursuit obstinément son voyage. 
À la fin du tome précédent, l’homme en noir lui a laissé trois indices, trois cartes tirées dans son tarot empreint de magie : celles du Prisonnier, de la Dame d'ombre et de la Mort. Il va découvrir que ces cartes correspondent à des portes, posées sur la plage et qui conduisent vers un autre monde… le nôtre. Roland s’y rendra par trois fois, à trois époques différentes du 20eme siècle. Il va y rencontrer trois personnes indispensables à sa quête ; Eddie Dean, un junkie, Odetta Holmes, une milliardaire atteinte d’un dangereux dédoublement de la personnalité et Jack Mort… un tueur en série très particulier.

Roland est un chevalier et rien ne peut le stopper dans cette quête vers la tour sombre qui est, peut-être, un pivot central autour duquel s’articulent tous les plans de l’existence. J’ai tout simplement adoré ce deuxième tome, qui est sans doute mon préféré du cycle. Le monde du pistolero est plein de mystères, de questions et Stephen King distille les réponses avec parcimonie. Connaissait-il la finalité de son histoire lorsqu’il a écrit ces pages, ce n’est pas certain, mais ce jeu de pistes, ce puzzle parfois incompréhensible, participent du charme de ce roman. C’est le genre de livre que je dévore avec avidité, pressée de finir, pressée d’attaquer la suite, pressée comme Roland, d’atteindre la Tour Sombre. L’auteur nous livre des personnages particulièrement bien créés et décrit chaque endroit avec le talent qui le caractérise, instillant la peur et l’angoisse, dans une ambiance post-apocalyptique lourde. Il réussit pourtant à alléger le récit avec des notes d’humour, notamment lors des incursions du pistolero dans notre monde dont il ne comprend absolument pas les règles.

Bien sûr, Stephen King truffe son livre de termes inconnus, de références qui peuvent dérouter le lecteur, mais je ne peux que vous conseiller de passer outre. Dans ce genre d’histoire, il faut accepter l’incompréhensible comme allant de soi. Il ne faut pas chercher à tout expliquer, mais seulement absorber les informations. Au fur et à mesure du récit, tout deviendra plus évident et surtout, des mots comme « Ka » ne tarderont pas à faire partie de votre vocabulaire. 

Je l’ai lu, et relu, puis relu, avec plaisir… Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ces pages.

A lire absolument. (critique du cycle ici)



dimanche 8 novembre 2015

Marche ou Crève (Stephen King)


Titre : Marche ou Crève
Titre VO : The Long Walk
Auteur : Stephen King (Richard Bachman)
Traducteur : France-Marie Watkins
Éditeur : Albin Michel
Date de Parution : 1979
Nombre de Pages : 378
Prix : 7€

À lire si
    - Si vous aimez Stephen King
    - Si vous aimez les récits dystopiques





Quatrième de Couverture
Mieux que le marathon... la Longue Marche. Cent concurrents au départ, un seul à l'arrivée. Pour les autres, une balle dans la tête. Marche ou crève. Telle est la morale de cette compétition... sur laquelle une Amérique obscène et fière de ses combattants mise chaque année deux milliards de dollars. 
Sur la route, le pire, ce n'est pas la fatigue, la soif, ou même le bruit des half-tracks et l'aboiement des fusils. Le pire c'est cette créature sans tête, sans corps et sans esprit qu'il faut affronter : la foule, qui harangue les concurrents dans un délire paroxystique de plus en plus violent. L'aventure est formidablement inhumaine. 
Les participants continuent de courir en piétinant des corps morts, continuent de respirer malgré l'odeur des cadavres, continuent de vouloir gagner en dépit de tout. Mais pour quelle victoire ?

Avis
Le but de cette course, marcher, sans s'arrêter... Celui qui ralentit sera récompensé d'une balle dans la tête. Ils sont 100 et 99 devront mourir.
Stephen King sait décrire les doutes de chaque concurrent, leur souffrance et la fatigue au delà de la fatigue. Car le vrai adversaire, c'est son propre corps qui n'obéit pas, c'est l'esprit qui veut que tout s'arrête.
Ce roman ne vous lâche pas... il est haletant. J'ai avalé page après page, comme autant de ces kilomètres parcourus par ces garçons qui deviennent vite attachant. Des amitiés impossibles se nouent entre les adversaires et j'ai partagé leur désespoir. C'est brillamment écrit et passionnant. Là où un autre auteur serait tombé dans le répétitif, Stephen King raconte cette longue marche sans susciter le moindre ennui. 

Ce livre méconnu du maître est à lire absolument.





samedi 19 septembre 2015

La Tour Sombre - T01 : Le Pistolero (Stephen King)


Titre : Le Pistolero (La Tour Sombre - T01)
Titre VO : The Gunslinger
Auteur : Stephen King
Traducteur 1991 : Gerard Lebec
Traducteur 2004 : Marie de Prémonville
Éditeur : J'ai Lu
Date de Parution : 1982 (US) - 1991 (FR)
Date de Parution de la version revisitée : 2003 (US) - 2004 (FR)
Nombre de Pages : 256
Prix : 7€

À lire si
    - Si vous aimez les westerns
    - Si vous aimez les mondes parallèles
    - Si vous aimez Stephen King


Quatrième de Couverture
Maître incontesté du suspense et de l'épouvante, Stephen King a connu, depuis la publication de son premier roman, un succès phénoménal qui ne s'est jamais démenti à ce jour. Il est aujourd'hui l'un des écrivains les plus lus au monde. Avec La Tour sombre, saga fantastique dont voici le premier volet, il nous offre le plus déroutant, le plus énigmatique de ses romans.
" L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le suivait… " Dernier aventurier d'une époque qui ressemble à la nôtre, Roland le Pistolero est poussé par une force inconnue. Au-delà de cette chasse à l'homme, ce qu'il cherche, c'est la Tour. À la croisée des temps, lieu de rencontre de notre univers et d'autres mondes… Voilà vingt ans que dure cette poursuite. Pour Roland, l'enjeu est maintenant de rattraper l'homme en noir. Lui seul - il l'a vu en rêve - peut l'éclairer sur son avenir. Le sorcier doit tirer trois cartes qui vont lui ouvrir trois portes. Vers l'enfer ou le paradis ? Nul ne le sait encore. En attendant, tous deux marchent. Hallucinés. Ne pouvant se soustraire l'un à l’autre. Sous l'œil vigilant du gardien de la Tour…


Avis
"L’homme en noir fuyait dans le désert et le pistolero le suivait" Stephen King
Cette phrase est magique. Elle vous transporte instantanément dans un désert de western, chaud et battu par les vents aux côtés de Roland Deschain, mince, brun, des yeux bleus "de bombardier". Il est le dernier pistolero d'un monde qui a changé, sur la piste d'un mystérieux homme en noir qui paraît être un faiseur de miracles.
Similaire à l'Ouest américain, ce pays semble avoir subi une grande catastrophe. Est-ce un monde parallèle, ou notre terre dans quelques milliers d'années ? Difficile à dire à ce moment de l'histoire. On y trouve quelques vestiges culturels familiers, comme la chanson "Hey Jude", des extraits de la Bible, des vestiges technologiques. La traque dure depuis vingt-ans, plus peut-être… mais le vrai but de Roland est la Tour Sombre, centre de tous les univers et cible de la colère du Roi Cramoisi. 
Dans sa traversée, Roland rencontre Jake, un jeune garçon, dans un relais de diligence. Celui-ci est mort dans notre époque et s'est réveillé dans celle du Pistolero. Il va accompagner Roland à travers le désert… 
Walter, l'homme en noir, m’a tout de suite fait penser à Randall Flag, le méchant récurant des histoires de Stephen King, celui qui écume les routes des États-Unis ravagés par la super-grippe dans le livre "le Fléau" et cette question ne cessera de me poursuivre tout au long de ce roman. Roland est plus mystérieux. Cet homme taciturne, solitaire et obsédé par sa traque n'est pas franchement sympathique, mais il fascine.

Ce prélude au chef-d’œuvre de Stephen King, qu’est le cycle de la tour sombre, est le moins passionnant de la série. Il est trop court et pose plus de questions qu'il n'en résout. Pourtant, je l'ai dévoré, car je voulais absolument savoir ce qui se cachait derrière ce monde mystérieux. À peine ce roman refermé, je n'ai eu d'autres choix que de bondir sur la suite. Ce sentiment ne m’a pas quitté jusqu’à la dernière page, du dernier livre… Qui ne donne qu’une envie, recommencer au début du premier roman. (critique du cycle ici).

À lire absolument.




mercredi 16 septembre 2015

Le Cycle de "La Tour Sombre" (Stephen King)

Titre : La Tour Sombre
Titre VO : The Dark Tower
Auteur : Stephen King





Résumé du Cycle
Roland est le dernier pistolero encore vivant de la contrée de Gilead, aujourd'hui disparue. Son monde, semblable à la Terre par certaines similarités culturelles ou certains vestiges technologiques, est proche du Far West américain du XIXe siècle, mais la magie y est également présente. Au départ, à la poursuite d'un mystérieux homme en noir, Roland va par la suite partir en quête de la Tour sombre, un endroit fabuleux censé être le pivot de tous les mondes possibles. Trouver cette Tour, dans le but de guérir son monde à l'agonie, va tourner à l'obsession pour le pistolero. Il devra également trouver des compagnons de route pour l'épauler durant ce long périple à travers différents mondes.


Avis
La Tour sombre est une série de huit romans écrite sur une période de quarante ans et inspirée par un poème de Robert Browning, "Le chevalier Roland s'en vint à la Tour noire". 
Cette œuvre est difficile à classer, car elle mêle le western, la fantasy et l'horreur, bien sûr. Elle raconte la longue quête du pistolero, Roland de Gilead, qui cherche la mythique Tour sombre. Le long de sa route, il trouvera des compagnons, qui l'aideront dans sa tâche.
Stephen King a qualifié cette saga de "Jupiter du Système solaire de mon imagination" et il a raison ! Cette histoire est dantesque, fascinante, passionnante. Roland Deschain est un héros mystérieux, implacable, solitaire… Il est l'homme sans nom incarné de si nombreuses fois par Clint Eastwood. Ce n'est pas une coïncidence. C'est en découvrant "Le bon, la brute et le truand" au cinéma que Stephen King a imaginé son pistolero, l'homme aux yeux bleus "de bombardier", comme le décrit l'un des personnages du roman.
Ce cycle peut surprendre, car l'auteur s’aventure ici dans des contrées qui lui sont moins familières, celles de la Fantasy. Son style, lui, n'a pas changé, il est efficace, facile à lire, effrayant… 
Les liens que Stephen King tisse entre "La Tour Sombre" et la plupart de ses autres romans, ainsi qu'avec sa propre vie, sont étonnants. 

À lire absolument.


Le Cycle
  1. 1991 : Le Pistolero (Edition revisitée en 2004)
  2. 1991 : Les Trois Cartes
  3. 1992 : Terres Perdues
  4. 1998 : Magie et Cristal
  5. 2004 : Les Loups de la Calla
  6. 2005 : Le Chant de Suzanna
  7. 2005 : La Tour Sombre
  8. 2012 : La Clé des Vents (se situe entre "Magie et Cristal" et "Les Loups de la Calla")

vendredi 4 septembre 2015

Dôme (Stephen King)



Titre : Dôme
Titre VO : Under the Dome
Auteur : Stephen King
Traducteur : William Desmond
Éditeur : Albin Michel
Date de Parution : 2009
Date de cette Version : 02/03/2011
Nombre de Pages : 565
Prix : 22€

À lire si
    - Si vous aimez Stephen King





Quatrième de Couverture
Le Dôme : personne n'y entre, personne n'en sort. À la fin de l'automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu'est ce dôme transparent, d'où il vient et quand - et si - il partira. L'armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l'intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu'à l'os, voit tout de suite le bénéfice qu'il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s'installe et la résistance s'organise autour de Dale Barbara, vétéran de l'Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…

Avis
Un Stephen King classique, dont l'histoire se situe dans l'État du Maine comme dans beaucoup de ses livres. Comme souvent chez lui, la mise en place est efficace. Un dôme invisible tombe sur une petite ville et l'on suit pendant plus d'une centaine de pages les conséquences immédiates de l'installation de ce champ de force impénétrable. Ces premiers chapitres sont particulièrement bien écrits. Sous ce dôme, la vie s'organise et l'on fait connaissance avec les habitants de Chester Mill. Les personnages sont bien décrits, hauts en couleur, héros ordinaires, politicien pourri, jeune psychopathe… On retrouve la "patte" de Stephen King, dans l'installation de la loi du plus fort.
Mais qu'est ce que ce dôme ? Pourquoi est-il là ? Comment s'en débarrasser avant que l'air et l'eau ne s'amenuisent ? Autant de questions qui appâtent le lecteur.

Ai-je aimé ? Oui et Non. Comme je le disais, le début est passionnant, puis j'ai très vite deviné la direction que prend l'auteur. La conclusion de l'histoire est malheureusement décevante.
À lire, si vous êtes fan de Stephen King ou si vous n'avez jamais lu l'un de ses livres, vous garderez ainsi l'effet de surprise.