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jeudi 7 janvier 2016

La Tour Sombre - T02 : Les Trois Cartes (Stephen King)


Titre : Les Trois Cartes (La Tour Sombre - T02)
Titre VO : The Drawing of the Three
Auteur : Stephen King
Traducteur 1991 : Gerard Lebec
Éditeur : J'ai Lu
Date de Parution : 1987 (US) - 1991 (FR)
Nombre de Pages : 396
Prix : 9€

À lire si
    - Si vous aimez les westerns
    - Si vous aimez les mondes parallèles
    - Si vous aimez Stephen King
Quatrième de Couverture
Échoué sur une plage peuplée de monstres, gravement blessé, Roland de Gilead se retrouve face aux trois portes qui jalonnent sa route vers la Tour Sombre, son but ultime. Par elles, il parcourra l'espace-temps, rencontrera trois compagnons insolites et reverra Jake, cet enfant dont le souvenir le hante et qui semble nécessaire à sa quête. Alors que le temps devenu fou joue contre lui et les siens, le Pistolero saura-t-il démasquer ses noirs ennemis, magiciens et démons ligués pour s'emparer de la Tour ? Est-il prêt pour cela à partager son idéal, en s'en remettant au ka - le destin ? C'est pour lui l'heure de vérité...

Avis
Roland, le dernier pistolero de l’Ancien Monde, a rattrapé l’homme en noir, mais celui-ci n’a apporté que peu de réponses à ses questions. 
Au commencement de ce deuxième volume, Roland se réveille sur une plage après un sommeil dont on ignore la durée, peut-être plusieurs années. Il est attaqué par des homarstruosités qui sortent toutes les nuit de l’océan. Ces homards géants l’amputent de plusieurs doigts. Blessé et empoisonné, Roland poursuit obstinément son voyage. 
À la fin du tome précédent, l’homme en noir lui a laissé trois indices, trois cartes tirées dans son tarot empreint de magie : celles du Prisonnier, de la Dame d'ombre et de la Mort. Il va découvrir que ces cartes correspondent à des portes, posées sur la plage et qui conduisent vers un autre monde… le nôtre. Roland s’y rendra par trois fois, à trois époques différentes du 20eme siècle. Il va y rencontrer trois personnes indispensables à sa quête ; Eddie Dean, un junkie, Odetta Holmes, une milliardaire atteinte d’un dangereux dédoublement de la personnalité et Jack Mort… un tueur en série très particulier.

Roland est un chevalier et rien ne peut le stopper dans cette quête vers la tour sombre qui est, peut-être, un pivot central autour duquel s’articulent tous les plans de l’existence. J’ai tout simplement adoré ce deuxième tome, qui est sans doute mon préféré du cycle. Le monde du pistolero est plein de mystères, de questions et Stephen King distille les réponses avec parcimonie. Connaissait-il la finalité de son histoire lorsqu’il a écrit ces pages, ce n’est pas certain, mais ce jeu de pistes, ce puzzle parfois incompréhensible, participent du charme de ce roman. C’est le genre de livre que je dévore avec avidité, pressée de finir, pressée d’attaquer la suite, pressée comme Roland, d’atteindre la Tour Sombre. L’auteur nous livre des personnages particulièrement bien créés et décrit chaque endroit avec le talent qui le caractérise, instillant la peur et l’angoisse, dans une ambiance post-apocalyptique lourde. Il réussit pourtant à alléger le récit avec des notes d’humour, notamment lors des incursions du pistolero dans notre monde dont il ne comprend absolument pas les règles.

Bien sûr, Stephen King truffe son livre de termes inconnus, de références qui peuvent dérouter le lecteur, mais je ne peux que vous conseiller de passer outre. Dans ce genre d’histoire, il faut accepter l’incompréhensible comme allant de soi. Il ne faut pas chercher à tout expliquer, mais seulement absorber les informations. Au fur et à mesure du récit, tout deviendra plus évident et surtout, des mots comme « Ka » ne tarderont pas à faire partie de votre vocabulaire. 

Je l’ai lu, et relu, puis relu, avec plaisir… Je ne peux que vous conseiller de vous plonger dans ces pages.

A lire absolument. (critique du cycle ici)



mardi 8 décembre 2015

La Roue du Temps - T03 : Le Dragon Réincarné (Robert Jordan)



Titre : Le Dragon Réincarné (La Roue du Temps - T03)
Titre VO : The Dragon Reborn
Auteur : Robert Jordan
Traducteur : Jean-claude Mallé
Éditeur : Bragelonne
Date de Parution : 1991
Date de cette Version : 13/07/2012
Nombre de Pages : 864
Prix : 25€

À lire si
    - Si vous aimez les histoires de voyage initiatique
    - Si vous aimez les récits fleuves
    - Si vous aimez la Fantasy, tout simplement



Quatrième de Couverture
La Roue du Temps s’emballe. Rand doit accepter son destin : il est le Dragon Réincarné, et le Ténébreux l’attend. Perdu et dépassé par ses nouveaux pouvoirs, il part pour la fabuleuse cité de Tear. Il doit y trouver l’épée légendaire Callandor. Elle seule lui permettra d’avoir une chance lors de l’ultime bataille. Il laisse derrière lui amis et alliés qui refusent de l’abandonner à son sort. Ils le rejoignent à Tear, où prendra fin cette fabuleuse épopée.

Avis
Cette saga est immersive et il est difficile de critiquer un seul tome, sans prendre en compte l’ensemble. Bien sûr, l’œuvre n’est pas sans défaut, répétitions, longueur… mais je me suis suffisamment attachée aux personnages et à cet univers foisonnant, pour avoir envie de lire la suite.
Le début du troisième livre est un peu lent, les choses peinent à se mettre en place. Rand prend de la distance avec ses amis et disparaît presque de l’intrigue. L’auteur se focalise donc sur les autres personnages. Mat, libéré du pouvoir de la dague, affirme son caractère flambeur et insouciant. Désormais, il semble béni par une chance insolente, voire surnaturelle. Il ne cesse d’affirmer qu’il ne veut pas s’occuper des autres, mais passe son temps à les aider. Alors qu’il m’avait agacé pendant les deux premiers tomes, j’ai commencé à l’apprécier. Perrin, solide comme toujours, gère mal son lien avec les loups et doit faire face à l’intérêt que lui porte Faile, une jeune femme en quête du cor de Valère.
L’histoire centrée sur le trio des filles, Egwene, Nynaeve et Elaine, est toujours la plus intéressante. Elles ont du courage, elles sont malignes et ne renoncent pas. Prise au cœur d’un complot, elles sont mandatées en secret par l’Amyrlin pour retrouver des Aes Sedaï qui appartiennent à l’Ajah Noire et qui par conséquent, vénèrent le ténébreux. J’apprécie le caractère bien trempé d’Egwene qui est vraiment mon personnage favori.
Ce troisième opus est pour l’instant mon préféré. Il est plus abouti que le premier, il est moins lent que le deuxième et son intrigue se révèle passionnante.
Il est seulement dommage que l’auteur persiste sur certains stéréotypes et insiste sur les travers de ces personnages. Car en effet, ils ont tous un côté de leur personnalité très agaçant… mais ils ne sont que des humains, après tout.  Comme toujours, la fin est haletante.  

Si vous avez commencé la saga, la question ne se pose pas… À lire !

La critique générale se trouve (ici) ?






jeudi 1 octobre 2015

La Roue du Temps - T02 : La Grande Quête (Robert Jordan)



Titre : La Grande Quête (La Roue du Temps - T02)
Titre VO : The Great Hunt
Auteur : Robert Jordan
Traducteur : Jean-claude Mallé
Éditeur : Bragelonne
Date de Parution : 1990
Date de cette Version : 23/03/2012
Nombre de Pages : 672
Prix : 25€

À lire si
    - Si vous aimez les histoires de voyage initiatique
    - Si vous aimez les récits fleuves
    - Si vous aimez la Fantasy, tout simplement



Quatrième de Couverture
La Roue du temps précipite sa course. Les compagnons sont lancés à la recherche du Cor de Valère, l'artefact mythique capable de ressusciter les morts… Mais ce qui sortira alors des entrailles de la terre dépendra de la véritable allégeance du propriétaire de l'instrument. Légion de démons ou de héros, que surgira-t-il du cœur de Rand ? Et faire se relever les héros des temps passés suffirait-il même à repousser les armées qui se dressent contre lui et ses amis ?

Avis
Après un premier tome qui m'avait beaucoup plu, j'ai donc enchaîné avec enthousiasme sur le deuxième… Presque 700 pages, c'est long, parfois c'est même très long ! Ce second opus confirme l'immensité de l'œuvre. Son univers dense, complexe et travaillé est l'un des points forts de "La roue du temps". Malgré quelques passages qui traînent en longueur (je développerai plus loin ce problème), ce livre reste intéressant et parfois passionnant.

L'aventure continue à se construire tranquillement et prend de l'ampleur, tout comme le nombre de personnages. Rand est le Dragon Réincarné, il n'y a plus de doute possible. Il ne sait pas comment réagir, ni quoi faire et ses amis non plus. Mat est toujours sous l'emprise de la dague de Shayol Gul, Perrin lutte pour accepter ses nouveaux pouvoirs de frère des loups, Nynaeve et Egwene vont se rendre à la tour blanche afin de devenir Aes Sedai.
Tout bascule lorsque le Cor de Valère est dérobé par les suppôts des ténèbres. Les natifs des deux rivières se séparent. Les garçons se lancent à la poursuite du Cor, tandis que les filles accompagnent Moiraine jusqu'à Tar Valon.

J'ai particulièrement apprécié les aventures d'Egwene et de Nynaeve. Elles nous permettent enfin de découvrir la tour blanche et le fonctionnement des Aes Sedai. On commence à mieux cerné l'utilisation de la magie et les rouages politiques de la tour. On fait également connaissance de Seanchans qui traitent celles qui peuvent "canaliser" comme des animaux et les enchaînent avec une laisse magique qui les contraint à obéir.
Les filles des Deux Rivières tombent bêtement (si, si, j’assume, bêtement) dans un piège. Egwene se retrouve capturée et réduite en esclavage. Cette partie du récit permet d'approfondir ces deux personnages.
La chasse du Cor est bien moins passionnante. Rand mériterait quelques claques pour se secouer un peu et surtout, pour qu'il arrête d'être si naïf. Être bête à ce point, ce n'est pas possible ! Il ne cesse de se plaindre, d'affirmer qu'il n'est pas le Dragon Réincarné (mais si Rand, c'est toi… Fais toi à cette idée), qu'il ne sera pas le jouet des Aes Sedai, cela devient lassant à force. Mat, lui, passe son temps à agoniser. Pour le moment, Perrin reste celui que je préfère… Sans doute à cause de sa connexion avec les loups.
Lan et Moiraine sont moins présents et c'est bien dommage. Si tous les personnages, sauf Egwene, ont la fâcheuse habitude de lui mettre tous leurs problèmes sur le dos, moi au contraire, j'apprécie l'Aes Sedai, mystérieuse à souhait. J'ai du mal à lui prêter de mauvaises intentions, mais bien sûr, il ne faut jurer de rien. L'auteur prend un malin plaisir à nous balader et à ne jamais suivre ce qu'on pensait avoir deviné.
De nombreuses intrigues commencent dans ce roman, et tissent des fils vers l'avenir qui donnent envie de continuer. Les derniers chapitres sont haletants et la conclusion efficace. 

À lire !

La critique générale se trouve ici) ?





samedi 19 septembre 2015

La Tour Sombre - T01 : Le Pistolero (Stephen King)


Titre : Le Pistolero (La Tour Sombre - T01)
Titre VO : The Gunslinger
Auteur : Stephen King
Traducteur 1991 : Gerard Lebec
Traducteur 2004 : Marie de Prémonville
Éditeur : J'ai Lu
Date de Parution : 1982 (US) - 1991 (FR)
Date de Parution de la version revisitée : 2003 (US) - 2004 (FR)
Nombre de Pages : 256
Prix : 7€

À lire si
    - Si vous aimez les westerns
    - Si vous aimez les mondes parallèles
    - Si vous aimez Stephen King


Quatrième de Couverture
Maître incontesté du suspense et de l'épouvante, Stephen King a connu, depuis la publication de son premier roman, un succès phénoménal qui ne s'est jamais démenti à ce jour. Il est aujourd'hui l'un des écrivains les plus lus au monde. Avec La Tour sombre, saga fantastique dont voici le premier volet, il nous offre le plus déroutant, le plus énigmatique de ses romans.
" L'homme en noir fuyait à travers le désert et le pistolero le suivait… " Dernier aventurier d'une époque qui ressemble à la nôtre, Roland le Pistolero est poussé par une force inconnue. Au-delà de cette chasse à l'homme, ce qu'il cherche, c'est la Tour. À la croisée des temps, lieu de rencontre de notre univers et d'autres mondes… Voilà vingt ans que dure cette poursuite. Pour Roland, l'enjeu est maintenant de rattraper l'homme en noir. Lui seul - il l'a vu en rêve - peut l'éclairer sur son avenir. Le sorcier doit tirer trois cartes qui vont lui ouvrir trois portes. Vers l'enfer ou le paradis ? Nul ne le sait encore. En attendant, tous deux marchent. Hallucinés. Ne pouvant se soustraire l'un à l’autre. Sous l'œil vigilant du gardien de la Tour…


Avis
"L’homme en noir fuyait dans le désert et le pistolero le suivait" Stephen King
Cette phrase est magique. Elle vous transporte instantanément dans un désert de western, chaud et battu par les vents aux côtés de Roland Deschain, mince, brun, des yeux bleus "de bombardier". Il est le dernier pistolero d'un monde qui a changé, sur la piste d'un mystérieux homme en noir qui paraît être un faiseur de miracles.
Similaire à l'Ouest américain, ce pays semble avoir subi une grande catastrophe. Est-ce un monde parallèle, ou notre terre dans quelques milliers d'années ? Difficile à dire à ce moment de l'histoire. On y trouve quelques vestiges culturels familiers, comme la chanson "Hey Jude", des extraits de la Bible, des vestiges technologiques. La traque dure depuis vingt-ans, plus peut-être… mais le vrai but de Roland est la Tour Sombre, centre de tous les univers et cible de la colère du Roi Cramoisi. 
Dans sa traversée, Roland rencontre Jake, un jeune garçon, dans un relais de diligence. Celui-ci est mort dans notre époque et s'est réveillé dans celle du Pistolero. Il va accompagner Roland à travers le désert… 
Walter, l'homme en noir, m’a tout de suite fait penser à Randall Flag, le méchant récurant des histoires de Stephen King, celui qui écume les routes des États-Unis ravagés par la super-grippe dans le livre "le Fléau" et cette question ne cessera de me poursuivre tout au long de ce roman. Roland est plus mystérieux. Cet homme taciturne, solitaire et obsédé par sa traque n'est pas franchement sympathique, mais il fascine.

Ce prélude au chef-d’œuvre de Stephen King, qu’est le cycle de la tour sombre, est le moins passionnant de la série. Il est trop court et pose plus de questions qu'il n'en résout. Pourtant, je l'ai dévoré, car je voulais absolument savoir ce qui se cachait derrière ce monde mystérieux. À peine ce roman refermé, je n'ai eu d'autres choix que de bondir sur la suite. Ce sentiment ne m’a pas quitté jusqu’à la dernière page, du dernier livre… Qui ne donne qu’une envie, recommencer au début du premier roman. (critique du cycle ici).

À lire absolument.




mercredi 16 septembre 2015

Le Cycle de "La Tour Sombre" (Stephen King)

Titre : La Tour Sombre
Titre VO : The Dark Tower
Auteur : Stephen King





Résumé du Cycle
Roland est le dernier pistolero encore vivant de la contrée de Gilead, aujourd'hui disparue. Son monde, semblable à la Terre par certaines similarités culturelles ou certains vestiges technologiques, est proche du Far West américain du XIXe siècle, mais la magie y est également présente. Au départ, à la poursuite d'un mystérieux homme en noir, Roland va par la suite partir en quête de la Tour sombre, un endroit fabuleux censé être le pivot de tous les mondes possibles. Trouver cette Tour, dans le but de guérir son monde à l'agonie, va tourner à l'obsession pour le pistolero. Il devra également trouver des compagnons de route pour l'épauler durant ce long périple à travers différents mondes.


Avis
La Tour sombre est une série de huit romans écrite sur une période de quarante ans et inspirée par un poème de Robert Browning, "Le chevalier Roland s'en vint à la Tour noire". 
Cette œuvre est difficile à classer, car elle mêle le western, la fantasy et l'horreur, bien sûr. Elle raconte la longue quête du pistolero, Roland de Gilead, qui cherche la mythique Tour sombre. Le long de sa route, il trouvera des compagnons, qui l'aideront dans sa tâche.
Stephen King a qualifié cette saga de "Jupiter du Système solaire de mon imagination" et il a raison ! Cette histoire est dantesque, fascinante, passionnante. Roland Deschain est un héros mystérieux, implacable, solitaire… Il est l'homme sans nom incarné de si nombreuses fois par Clint Eastwood. Ce n'est pas une coïncidence. C'est en découvrant "Le bon, la brute et le truand" au cinéma que Stephen King a imaginé son pistolero, l'homme aux yeux bleus "de bombardier", comme le décrit l'un des personnages du roman.
Ce cycle peut surprendre, car l'auteur s’aventure ici dans des contrées qui lui sont moins familières, celles de la Fantasy. Son style, lui, n'a pas changé, il est efficace, facile à lire, effrayant… 
Les liens que Stephen King tisse entre "La Tour Sombre" et la plupart de ses autres romans, ainsi qu'avec sa propre vie, sont étonnants. 

À lire absolument.


Le Cycle
  1. 1991 : Le Pistolero (Edition revisitée en 2004)
  2. 1991 : Les Trois Cartes
  3. 1992 : Terres Perdues
  4. 1998 : Magie et Cristal
  5. 2004 : Les Loups de la Calla
  6. 2005 : Le Chant de Suzanna
  7. 2005 : La Tour Sombre
  8. 2012 : La Clé des Vents (se situe entre "Magie et Cristal" et "Les Loups de la Calla")

dimanche 6 septembre 2015

Le Cycle de "La Roue du Temps" (Robert Jordan)

Titre : La Roue du Temps
Titre VO : The Wheel of Time
Auteur : Robert Jordan
Auteur : Brandon Sanderson





Résumé du Cycle
"La Roue du Temps Tourne et les Ages passent, laissant des souvenirs qui deviennent des légendes. Dans ce monde d'ombre et de lumière où le bien et le mal se livrent une guerre éternelle, puisse le Dragon s'envoler à nouveau."Robert Jordan
Trois jeunes villageois, Rand, Mat et Perrin, sont arrachés à leur vie paisible dans la région reculée des Deux-Rivières. Tout commence le soir de la fête annonçant le printemps et avec l'arrivée de la belle et mystérieuse Moiraine, accompagnée de son garde du corps, Lan. La nuit venue, le village est attaqué par des Trollocs, des monstres au service du Mal. Trois maisons ont semblé être plus particulièrement visées et pour protéger leur foyer, les trois garçons acceptent d'accompagner l'aes-sedaï Moiraine jusqu'à Tar Valon, bastion des "sorcières". Thom Merilin, un ménestrel, Nynaeve la "sagesse du village" et Egwene qui rêve de voir le monde, accompagnent les trois fuyards.
Au cours de leur fuite, le groupe finit par se séparer. Chacun se découvrira un "don" particulier. Et si l'un d'entre eux était le Dragon Réincarné, qui doit conduire les armées du bien contre celle du mal, lors d'un Armageddon qui décidera du destin de l'humanité.
Robert Jordan avait prévu douze tomes à son œuvre, mais il nous a quittés en 2007 avant de l'avoir achevée. À la demande de sa veuve, Brandon Sanderson a repris le flambeau. Il a pu bénéficier des très nombreuses et détaillées notes de l'auteur pour terminer ce récit. Il a pris la décision de découper le livre final en trois tomes, donnant ainsi sa dimension actuelle à ce cycle.


Avis
La première chose à laquelle je pense, lorsque j'évoque La Roue du Temps, c'est à un immense récit épique qui semble ne jamais finir. En général, dans toutes les bonnes histoires, j'ai hâte de connaître la suite tout en espérant ne jamais finir. Pour cette saga, ce n'est pas tout à fait le cas. Vers le milieu du cycle, l'histoire s’essouffle un peu et j'ai eu l'impression que l'auteur ne l'achèverait jamais et qu'il diluait et diluait encore les événements.

Il est vrai que son monde est immersif, extrêmement détaillé, qu'il foisonne de personnages, de lieux, de royaumes avec leur système politique et leurs coutumes… Il décrit une vraie mythologie complexe qui donne toute sa dimension à cette saga foisonnante.
Le premier tome commence de façon très classique (trop ?). Des fermiers sans ambitions particulières se retrouvent avec le poids de l'humanité sur les épaules, la belle magicienne, le guerrier indomptable, le ménestrel, les monstres hideux… et une quête initiatique. Du déjà-vu, me direz-vous ? Pas tout à fait. Il faut donner une chance à cette histoire qui évolue vite vers des ramifications compliquées. Le système de magie, novateur et particulièrement bien décrit, est au cœur de l'intrigue.
Les personnages principaux n'ont rien de super-héros. Ils ont peur, ils ne savent pas ce qu'il faut faire, ils hésitent… Ils se laissent guider ou se montrent bornés (J'ai eu plusieurs fois envie de gifler certains d'entre eux). Ils sont humains et leurs qualités, comme leurs défauts vous donnent envie de les accompagner sur les chemins du destin.
Pour conclure, cette œuvre est vraiment destinée à ceux qui aiment les récits fleuves. La Roue du Temps vous demandera du temps, mais donnez-lui une chance. Il s'agit là d'une des séries les plus réussies de la High Fantasy.
(Je n'ai pas encore terminé de lire cette saga, je suis actuellement dans la lecture du dixième tome…)


Le Cycle
  1. 1990 : L'Œil du Monde (La Roue du Temps et L’Œil du Monde dans la première VF)
  2. 1990 : La Grande Quête (Le Cor de Valère et La Bannière du Dragon)
  3. 1991 : Le Dragon Réincarné (Le Dragon Réincarné et Le Jeu des Ténèbres)
  4. 1992 : Un Lever de Ténèbres (La Montée des Orages et Tourmentes)
  5. 1993 : Les Feux du Ciel (Étincelles et Les Feux du Ciel)
  6. 1994 : Le Seigneur du Chaos (Le Seigneur du Chaos et Illusions Fatales)
  7. 1996 : Une Couronne d’Épées (Une Couronne d’Épées et Les Lances de Feu)
  8. 1998 : Le Sentier des Dagues (Le Sentiers des Dagues et Alliances)
  9. 2000 : Le cœur de l'Hiver (Le Cœur de l'Hiver et Perfidie)
  10. 2003 : Le Carrefour des Ombres (Le Carrefour des Ombres et Secrets)
  11. 2005 : Le Poignard des Rêves (Le Poignard des Rêves et Le Prince des Corbeaux)
  12. 2009 : The Gathering Storm (Non Traduit)
  13. 2010 : Towers of Midnight (Non Traduit)
  14. 2013 : A Memory of Light (Non Traduit)
  • 2004 : Nouveau Printemps (préquelle)

vendredi 4 septembre 2015

La Roue du Temps - T01 : L’oeil du monde (Robert Jordan)



Titre : L’œil du monde (La Roue du Temps - T01)
Titre VO : The Eye of the World
Auteur : Robert Jordan
Traducteur : Jean-claude Mallé
Éditeur : Bragelonne
Date de Parution : 1990
Date de cette Version : 23/03/2012
Nombre de Pages : 864
Prix : 25€

À lire si
    - Si vous aimez les histoires de quête et de voyage initiatique
    - Si vous aimez les récits fleuves
    - Si vous aimez la Fantasy, tout simplement


Quatrième de Couverture
C'est la Nuit de l'Hiver dans la contrée de Deux-Rivière et en ce soir de fête, l'excitation des villageois est à son comble. C'est alors qu'arrivent trois étrangers comme le jeune Rand et ses amis d'enfance Mat et Perrin n'en avaient jamais vu : une dame noble et fascinante nommée Moiraine, son robuste compagnon et un trouvère.
De quoi leur faire oublier ce cavalier sombre et sinistre aperçu dans les bois et dont la cape ne bougeait pas en plein vent. Mais, quand une horde de monstres sanguinaires déferle et met le village à feu et à sang, la mystérieuse Moiraine devine qu'ils recherchaient quelqu'un : pour les trois amis, l'heure est venue de partir. Car la Roue du Temps interdit aux jeunes gens de flâner trop longtemps sur les routes du destin.

Avis
Que dire de ce premier opus d'une longue, très longue série (dont la critique générale se trouve ici) ?

Tout commence comme un récit classique dans ce genre de littérature et peut faire penser à l'œuvre de Tolkien. Trois jeunes fermiers, Rand, Mat et Perrin (on peut les assimiler à des Hobbits) sont entraînés dans une quête, pour sauver leur région (la comté). Ils sont guidés par Moiraine, une aes-sedaï (Gandalf) : c'est ainsi que l'on nomme les magiciens et protégés par le "lige" de cette dernière (par bien des aspects, on reconnaît Aragorn). Ils sont également accompagnés par Thom Merilin, un ménestrel et par deux jeunes femmes de leur village. Egwene, du même âge que les trois héros, veut devenir Aes-sedaï, tandis que Nynaeve, la "sagesse" du village, veut seulement que les trois garçons rentrent sain et sauf. Ils seront traqués par des trollocs (les orques), eux même commandés par des Myrddraals (les nazguls).
La nuit annonçant le printemps, les trollocs attaquent le village et plus spécifiquement, les maisons des trois jeunes gens. Moiraine les convainc que seul Tar Valon (le bastion des magiciennes) peut les protéger. Tout le monde fuit sur les routes dangereuses. Les forces du ténébreux les suivent à la trace et après de nombreuses péripéties, ils se réfugient dans une cité habitée par les esprits des morts (cela vous rappelle quelque chose ?). Ils sont obligés de se séparer et n'ont bientôt d'autre choix que d'accepter avec fatalité ce destin, qui semble tracé pour peur eux.
Au cours de ce premier roman, les choses se mettent doucement en place. L'auteur a un style fluide et agréable à lire, ses descriptions servent l'histoire, les personnages sont tous intéressants et attachants. L'aventure est haletante, les combats furieux, les lieux grandioses. Ce livre permet de se plonger avec bonheur dans ce récit fleuve et donne envie de découvrir la suite.

J'ai vraiment adoré ce livre et cet univers en apparence si classique. Un peu amusée par les similitudes évoquées plus haut, je me suis pourtant laissée séduire, car très vite ce premier opus diffère des récits de fantasy connus. 

À lire absolument.